Né à paris VI en 1955, boursier à l’atelier Met de Penninghen, Patrick Raymond suit deux formations en communication visuelle et architecture intérieure. A l’issue de ses études, il commence une carrière en architecture intérieure et poursuit dans le design industriel (flaconnage, packaging, esthétique industriel, mobilier, etc.).

 

A partir de 1980, sa carrière s’oriente vers la publicité où dès 1991, il deviendra l’hémisphère créatif d’une agence de publicité. Passionné par les disciplines liées à sa formation, ses loisirs sont occupés par la peinture puis la photographie, alimentée par des expériences professionnelles et de nombreux voyages au Mexique, en Amérique Latine (Argentine, Uruguay, Paraguay, Sud du Brésil, Cuba) et en Afrique.

« Je ne crois pas que voyager me plaise tant que cela. C’est simplement l’occasion pour moi de vivre une autre vie. Être pendant quelques semaines gaucho, publicitaire Argentin, pêcheur Brésilien ou Sénégalais, ou bien encore regarder le temps s’écouler dans un village côtier Mexicain. »

 

« Je n’ai jamais traversé un pays de long en large, comme un touriste toujours pressé de boucler son itinéraire. Je laisse au voyage le loisir de me surprendre,

je m’assois sur le banc d’un village et j'attends de voir ce qu'il va se passer, et qui va engager la conversation en premier. C’est pour cette raison que je retourne souvent là où je suis déjà allé car de nombreuses rencontres, parfois trop courtes mais si intenses, m’ont offert ces autres vies.»

 

Pour Sacré, Salé, Sucré, les photographies sont pour la plupart d’entre elles faites à la demande des protagonistes.

« Montre à tes amis comment cela se passe ici ! »

Une sorte de selfie dont je serais le seul à ne pas figurer sur la photo. Un selfie sous-traité, comme pour prouver que rien n’est éternel, et que ce que nous vivons aujourd’hui ne sera peut-être plus demain.